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New Releases by Marc FisherMarc Fisher is the author of World Stroke Organization (WSO) (2022), La petite orpheline (2022), Guerrière (2022), Public Collectors Police Scanners (2021), Le Millionnaire paresseux - Suivi de L'art d'être toujours en vacances... (2020).
World Stroke Organization (WSO)
release date: Jan 01, 2022
release date: Jan 01, 2022
release date: Jan 01, 2022
Public Collectors Police Scanners
release date: Jan 01, 2021
Le Millionnaire paresseux - Suivi de L'art d'être toujours en vacances...
release date: May 28, 2020
release date: Jan 01, 2020
La nouvelle lampe d'Aladin
release date: Jan 01, 2020
release date: Mar 21, 2019
release date: Jan 01, 2019
release date: Jan 01, 2019
Le Retour de la Coiffeuse de Dieu
release date: Feb 01, 2018
La coiffeuse de Dieu attend un enfant
release date: Jan 01, 2018
release date: Nov 08, 2017
release date: Jan 13, 2017
release date: Jan 01, 2017
release date: Jan 01, 2017
release date: Sep 01, 2016
release date: Aug 23, 2016
Le Retour du Millionnaire
release date: Mar 01, 2016
La Jeune Millionnaire en Affaires
release date: Nov 01, 2015
The 2016 Contenders: Ted Cruz
release date: Jul 28, 2015
Le Prophète et la Femme Seule
release date: Feb 01, 2015
release date: Jan 01, 2015
release date: Sep 17, 2014
release date: Sep 01, 2014
release date: Jan 01, 2014
La Jeune Millionnaire et les Secrets ~ Parfois Tristes ~ de Son Succès
release date: Jan 01, 2014
Conseils à un jeune romancier
release date: May 10, 2013
Le Golfeur et le Millionnaire
release date: Apr 26, 2013
Extrait : À Muktananda Pour Deborah Chapitre 1 Où le golfeur voit mourir ses rêves Il était une fois un homme qui ne croyait pas en lui. Pour quelle raison? À vrai dire, il ne le savait pas... Mais c''était peut-être tout simplement parce que ses parents – et surtout son père – n''avaient jamais cru en lui. Golfeur de profession, il n''avait jamais réussi à accéder au circuit de la P.G.A.* (ce qui était son véritable rêve) et il devait se contenter de vendre des balles et de donner des leçons aux membres d''un club très sélect... Côtoyer quotidiennement ces gens, qui avaient tous sinon réussi leur vie, du moins réussi dans la vie, accentuait le sentiment de son propre échec. Pourtant, jeune, il avait été habité par la certitude qu''un jour son nom brillerait au firmament des grands du golf, à côté de ceux d''Arnold Palmer, Jack Nicklaus, Tom Watson, Nick Faldo, Greg Norman, Fred Couples, Nick Price... Ses brillants succès à l''université permettaient tous les espoirs. Mais hélas! une fois venu le temps des qualifications de la P.G.A., son élan, pourtant très sûr à l''université, l''avait mystérieusement laissé tomber et son talent sur les verts l''avait abandonné, comme des ministres qui s''éloignent spontanément d''un président malade ou défait. À trente ans, il avait finalement renoncé. Ne fallait-il pas, comme on le lui avait tant de fois répété, se «faire une raison», cesser de rêver en couleur? Son père lui avait d''ailleurs mille fois seriné qu''il n''avait aucun talent. Il aurait simplement dû le comprendre plus tôt. Une petite voix intérieure, de plus en plus faible il est vrai, aussi ténue qu''un murmure, lui soufflait pourtant qu''il avait tout pour réussir, que ce n''avait été qu''un malheureux concours de circonstances, qu''il avait joué de malchance... C''est ce qu''il se disait à ce moment-là, sur le terrain d''exercice du club de golf qu''éclairait la lumière rosée du soleil couchant. Comme un automate, comme un maniaque plutôt, il avait bien dû frapper deux cent cinquante, peut-être trois cents balles d''affilée, toujours avec le même bâton, son bois n° 1. Il avait beau avoir frappé des centaines de balles en cette belle fin de soirée du mois de mai – et des centaines de milliers dans sa carrière –, il ne se lassait jamais d''admirer un beau coup. D''abord la sensation de frapper la balle entre «les quatre vis», puis son vol blanc dans le ciel bleu, et cet instant magique où, au plus haut de sa trajectoire, elle semble une fraction de seconde immobilisée dans les airs, comme en état d''apesanteur, avant de retomber au sol et de rouler dans l''herbe verte de l''allée. Un sentiment glorieux l''envahissait devant le spectacle d''un coup réussi, surtout un coup de départ, un sentiment de puissance, certes, mais aussi de liberté, d''exaltation, comme si c''était lui qui s''envolait à la place de la balle. Le rêve de voler est peut-être plus profond qu''on ne croit dans l''âme de l''homme... Cette émotion fut plus intense qu''à l''habitude devant son dernier coup, car sa balle parcourut la distance phénoménale de trois cents verges, ce qui lui arrivait plutôt rarement. Cette fierté fut vite assombrie par tout un train de pensées qui le hantaient depuis des années. La constatation de son propre talent exacerbait son amertume de golfeur frustré. «Je peux frapper trois cents verges, se dit-il pour la millième fois peut-être, et je ne suis jamais arrivé à me qualifier...*» D''une certaine manière, même s''il avait renoncé à la compétition, il n''avait jamais accepté ses revers et continuait de les trouver incompréhensibles. Il était certainement né sous une mauvaise étoile.
release date: Apr 26, 2013
Extrait : À Charles-Albert Poissant, éternel optimiste, avec ma profonde reconnaissance filiale. M.F. Chapitre 1 Où le jeune homme consulte un oncle riche Il était une fois un jeune homme qui voulait devenir riche. Parce qu''il était né pauvre. Et que, toute sa vie, il en avait souffert. Comme d''une véritable infirmité. Il aurait certes pu penser, comme bien des gens, que l''argent ne fait pas le bonheur. Mais il ne faut pas avoir connu l''humiliation de la pauvreté pour penser ainsi. Il faut être riche. Ou résigné. Et il n''était ni l''un ni l''autre. Forcé très jeune d''abandonner des études que son père trouvait ruineuses et inutiles, il n''avait pas eu la chance de démarrer dans la vie avec ce petit bout de papier à la fois surestimé et décrié qui pourtant ouvre bien des portes: un diplôme. Il avait exercé divers petits métiers – plongeur, commis, vendeur – avant d''aboutir dans une agence de publicité. Il y occupait un poste obscur d''assistant, c''est-à-dire qu''il s''acquittait tous les jours de toutes les petites tâches ingrates que son patron ne s''abaissait pas à faire, en plus de lui suggérer des idées, souvent brillantes, pour lesquelles il n''obtenait aucun crédit, aucune augmentation. Il se considérait donc comme sous-estimé et mal payé, et il était malheureux quarante heures par semaine, un sort dont la banalité ne le consolait pas. Si au moins il avait pu obtenir une promotion. Mais, d''entrée de jeu, son supérieur hiérarchique l''avait catalogué, trop heureux d''avoir sous sa coupe un tâcheron indispensable à sa confortable paresse: bon second, il ne serait jamais chef! Pourtant, malgré ses dettes, malgré la médiocrité de sa situation, la modestie de son appartement, le jeune homme persistait à croire que seule la malchance l''avait détourné de sa véritable place dans la vie. Il avait, il en était certain, une bonne étoile. Un jour elle brillerait pour lui, et son existence s''en trouverait transformée. Quand? Il n''aurait pu le dire. Mais il commençait à trouver le temps long. Et à chaque nouvelle semaine qui passait, il entrait de plus en plus à contrecœur au bureau, et son espoir de jours meilleurs rétrécissait comme une peau de chagrin. Il avait rédigé une lettre de démission qu''il gardait toujours dans sa poche, mais qu''il n''osait remettre à son patron. Tout abandonner est bien beau: encore faut-il savoir vers quoi l''on part! Or il l''ignorait. Il savait seulement qu''il en avait assez. Et il se sentait mourir à petit feu. D''ennui. De frustration. Un jour où il était particulièrement découragé, l''idée lui vint d''aller trouver un vieil oncle riche qu''il ne voyait qu''une fois par année, à Noël! Peut-être lui donnerait-il un conseil. Ou de l''argent. Ou les deux à la fois. Mais son oncle préféra lui donner une leçon plutôt que de l''argent. Il était philosophe. Ou avare. Ou les deux à la fois. «Ce serait te rendre un mauvais service», expliqua- t-il philosophiquement au jeune homme aux paumes moites. Ce dernier n''était pas ennemi de la philosophie, mais il trouvait qu''un petit prêt lui aurait rendu grand service. Il découvrait la valeur de l''argent: il suffit de tenter d''en emprunter! Confortablement calé dans un immense fauteuil, derrière son imposant bureau de bois sombre, l''oncle au teint couperosé par des excès de cognac grillait un havane avec la tranquille assurance d''un homme assis sur une importante fortune. «Quel âge as-tu, maintenant? lui demanda-t-il après avoir exhalé quelques habiles volutes de fumée. —Vingt-six ans, fit le jeune homme en rougissant: il sentait un reproche derrière la question. —Savais-tu qu''à ton âge Aristote Onassis, qui s''était lancé en affaires avec trois cent cinquante dollars empruntés, avait déjà amassé plus d''un demi-million? Qu''à vingt-trois ans, Jean Paul Getty était déjà millionnaire? —Euh, non...»
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